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L’évolution du costume au XVIIe siècle - un résumé

Où comment s’habiller en 1642

lundi 21 mai 2007, par Cracou


Voir en ligne : Le Costume au XVIIe siècle (lien wikipédia)

La question du costume est cruciale pour présenter avec un minimum de rigueur une troupe de 1640-1645. Sans atteindre le niveau de la reconstitution historique médiévale (en France) ou de la guerre civile anglaise (contemporaine à notre période), il n’en reste pas moins que quelques efforts simples permettent d’obtenir un résultat fort satisfaisaisant.

Coup de chance, la période 1640-45 est très riche en terme d’évolution du costume. Sur quelques années, nous passons d’un mode à l’autre, alors que les coupes deviennent de plus en plus marqué par les origines sociales, les religions et les pays d’origine.

Aussi, faisons un copier collé de Wikipédia pour fiser quelques idées fondamentales et éviter le fameux mousquetaire-en-casaque-bleue typique du règne de ... Louis XIV !

Le costume au début du siècle

Le costume masculin et féminin au début du siècle montre peu de changements par rapport au costume de la période précédente.

Le costume masculin se compose du pourpoint (vêtement d’homme qui couvre le torse jusqu’au dessous de la ceinture) ; ce pourpoint est arrondi dans sa partie inférieure, comporte des épaulettes et des ailerons (manches très courtes au dessus de l’épaule), à petites ou grandes taillades (ou crevés), un collet (col ou collerette) droit avec une fraise tantôt ronde, tantôt souple et tombante à la confusion, ou alors un collet monté ou rotonde. Les trousses (haut-de-chausses court et relevé) se font remplacées par les chausses dites en bourses ou par d’autres plus allongées dites à la gigotte et à la vénitienne. À la fin du XVIe siècle, le costume français est influencé par la mode espagnole : c’est l’austérité espagnole contre l’extravagance des Valois. Il reste au début du XVIIe siècle encore quelques éléments de la renaissance, dont dans le costume féminin les crevés (ou taillades), qui étaient à la mode sous François premier.

Dans la mode féminine, les manches sont volumineuses. Le vertugadin se métamorphose : d’abord bourrelet (sorte de petit coussin) porté sur les hanches, il devient un plateau, toujours porté sur les hanches. La jupe est très froncée à la taille. Tous ces éléments donnent à la silhouette féminine une forme de tambour. Pourtant, au début du XVIIe siècle, on ne peut pas encore entr’apercevoir l’apparition d’une mode nouvelle.

Bourgeois et nobles : bataille sociale à travers le costume

Au XVIIe siècle, les bourgeois suivent de très prés la mode lancée par les gens de la noblesse. Sous Louis XIII, tout le monde souhaite être élégamment vêtu et tous les hommes veulent porter l’épée. Les bourgeois, catégorie sociale apparue au XIIe siècle, possèdent parfois une fortune plus que confortable, leur permettant d’acquérir des tissus onéreux portés par la noblesse.
Le costume permettant de noter le rang social d’un homme, la noblesse surenchérit alors de luxe et d’extravagance. Pour garder une différence avec les bourgeois et afin de maintenir un certain prestige, les nobles tentent différentes stratégies : par exemple, ils se changent tous les jours ce qui, bien entendu, a un prix très élevé surtout lorsqu’une fortune est malmenée par une dépréciation de la monnaie. De ce fait, les gens de la noblesse utilisent des bas à bottes de drap et non de soie, plus coûteuse et plus fragile. Les bourgeois imitent alors cette mode qui, néanmoins, vise à restreindre les dépenses.
De nombreux édits et règlements tentent d’enrayer ce phénomène de surenchérissement. Ils spécifient quels tissus doivent être portés, prohibent broderies, dentelles, ornements en or ou en argent. Pour illustration, un règlement indique que les bourgeois ne doivent pas avoir plus d’un laquais habillé de bure brune et non de drap teint. Le velours est interdit aux laboureurs et aux gens de basse condition. Toutefois, les lois somptuaires sont très rarement suivis par la société parisienne car les bourgeois préfèrent payer des amendes plutôt que de se plier aux prohibitions.


Sous Louis XIII
Sous Louis XIII (1610-1643), les costumes masculin et féminin évoluent vers moins de garniture, vers plus de sobriété élégante. L’édit somptuaire de 1633 enlève toutes extravagances et recommande fortement une mode austère, à savoir des étoffes unies, des manchettes et des cols sans dentelles. Le caractère très pieux de Louis XIII semble avoir influé la mode dans ce sens.

- Le pourpoint est uni ou à taillades et il possède des basques longues (tassettes). Il se boutonne en haut et s’ouvre sur le devant en bas pour laisser entrevoir le jabot (en lin ou en dentelle) de la chemise. Les manches sont tailladées ou fendues dans la longueur pour laisser voir la chemise ; elles se resserrent aux poignets.
- Les haut-de-chausses s’arrêtent aux genoux, étant soit serrés sur la jambe, soit laissés flottant en pantalon.
- La cape ou désormais manteau se porte sur les deux épaules ou sur une (à la Balagny). Il existe plusieurs sortes de manteaux dont : la hongreline (doublée de fourrure), la casaque et le rochet. Le caban du XVe siècle reste en vogue.
- Les bas en soie sont de toutes les couleurs et les chaussures sont travaillées de manière à laisser voir les bas de soie. Pour l’hiver ainsi que pour la chasse, les bas sont en laine. Les bas à bottes sont en toiles et se mettent par-dessus celui en soie ; ils sont dits à étrier lorsqu’ils sont sans bout et sans talon. Les bas à bottes ont dans leur partie haute un entonnoir en dentelle qui se met par dessus l’entonnoir de la botte.
- Les manches sont bouffantes et la taille est haute. Le costume possède également des manches et un col en dentelle.

La silhouette de la femme se métamorphose : l’emplacement de la taille se rehausse et les épaules s’élargissent.
- Le corps de jupe(c’est-à-dire la partie haute de la jupe, le corsage) est baleiné avec un plastron rigide dont la pointe déborde sur le bas de jupe (deuxième partie de la jupe). Ce plastron est recouvert de busquière[4].
- Les manches tailladées et bouffantes s’appuient sur un coussin rembourré de jonc de mer.
- Le corps de jupe et le bas de jupe sont toujours de couleurs claires et à motifs alors que la robe (par-dessus la jupe) est noire. Celle-ci possède des mancherons fendus et noués au coude sur la manche du corps.
- La robe s’ouvre sur la jupe ou cotte. Cette dernière est parfois relevée sur la cotte de dessous. Ces trois jupes l’une sur l’autre s’appellent respectivement : la modeste (avec des mancherons garnis de rubans), la friponne et la secrète (en-dessous).
- Les dessous que portent les femmes n’ont pas beaucoup changé et se composent d’une chemise et du caleçon du XVIe siècle, auquel sont rattachés les bas.

La mode de 1645 à 1675

Le costume masculin de cette époque se caractérise par son ampleur et par la somptuosité et l’extravagance de ses détails. À partir de 1650, le costume laisse derrière lui la sobriété du règne de Louis XIII. Sous Louis XIV apparaît la rhingrave. Il s’agit d’une culotte dont les jambes sont très larges avec de nombreux plis. Cette pièce est tellement large qu’elle ressemble à une jupe ; la rhingrave est garnie de dentelles et de boucles de ruban très abondantes. Sur les souliers, les roses succèdent à des nœuds en ailes de moulin. La rhingrave atteint son maximum en largeur en France, en Allemagne et en Angleterre alors que l’Espagne paraît ne pas être influencé par cette mode.

Après 1680, ces haut-de-chausses bouffants deviennent de moins en moins larges jusqu’à devenir collants.
Le pourpoint se raccourcit et s’ouvre sur le devant pour laisser entrevoir entre celui-ci et les chausses la chemise portée bouffantes. Les manches sont très courtes. Le costume est surchargé de garniture (notamment de bouclettes de ruban appelées petites oies). Puis le justaucorps[5] fait son apparition et se porte sur la veste. La veste, anciennement appelé le pourpoint, est un vêtement de dessous. Le devant et les manches de la veste sont en riche tissu et le dos en étoffe commune. Avec le temps, la veste se réduit en longueur et perd ses manches pour devenir le gilet. Le chapeau est en feutre et empanaché, mode suivi dans la rue avec une plume de faisan en garniture.

Le costume féminin affiche une certaine sobriété au service d’une délicate coquetterie. La forme du costume féminin ne change pas fondamentalement pendant le règne de Louis XIV. On notera tout de même une plus grande somptuosité dès 1670 qui à nouveau cédera la place à une mode plus austère et simple (sous l’influence de Madame de Maintenon).



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